Pensées..

25 avril 2013

24/04/13 ; 15h 30.           Plouff.



Une gouttelette tombée de nulle part dont on pouvait voir la vie entière en un seul clignement des yeux, naître par des émotions, ou sans. Quémander sa médiocre petite part au temps pour qu’elle vive elle aussi, puis mourir en s’écrasant tendrement au sol.

Dans cet anodin mouvement laissant rires, paroles, mélancolies, promesses derrière, la voie était sienne, mais la destination était bel et bien inéluctable et éternellement empoignée  dans les solides bras de la destinée.

Je ne le croyais pas, que je voyais un millier de têtes qui n’apparaissaient que dans ces moments-là et qui déjà se mettaient à faire des calculs. D’innombrables yeux scrutant inlassablement ce qui était déjà éteint, en s’y délectant. D’étonnants rires à l’autre bout de la pièce et leur impatience qui s’achevait car ils n’étaient pas servis. En fait, je ne voulais pas le croire.
Où est-elle à présent ? Non, je refuse de croire que c’est simplement parti, comme ça. A-t-elle parvenue enfin à cette mystérieuse place qui l’attendait avant même qu’elle soit. Elle et son infinité de semblables.
Etais-je censée laisser courir mon égoïsme dans tous les coins afin qu’il crie de toutes ses forces l’injustice de me la prendre, ma gouttelette.
Ou plutôt appeler quiétude et paix qui depuis longtemps attendaient leur tour. Car elle n’avait plus à voir l’humanité qui s’éteignait, la fraternité qui mourrait, les vils billets qui à présent régnaient, les bons principes qui disparaissaient.
Elle est, à présent dans un monde propice à son âme, et nous finirons par la rejoindre, mon infinité de semblables et moi.



Repose en paix Grand-père

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20 avril 2013

Alors je le devais, encore une fois, m’embarquer dans ce navire si périlleux ne me promettant que d’incertitudes et de doutes.
Ils me voyaient noyer alors que je ne faisais qu’obtempérer aux profondeurs, n’écoutant l’écume si lointaine. Je ne comprenais son langage, moi je m’étais liée d’amitié qu’avec le calme et l’isolement que j’ai fièrement trouvé là où j’étais.
Et moment venu je me devais de retourner là où résidaient ignorance, insouciance et immaturité, là où je perdais toutes mes couleurs, là où je ne devais que rester assise, pendant que mes semblables se délectent là où est ma place.
Assise voyant des places défiler, laissant derrière tous mes rêves et mes passions, et se destinant vers je ne sais où. 

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19 avril 2013

Pureté qui s'est laissé aller, dans un monde qui ne sait que profiter.
Comme toutes, finira par porter, l'habit d'un comportement propice. Fini la nudité.
Plus que de comédies à jouer, et ignorer que désormais c'est ta réalité.
Te fatiguer pour la retrouver et ignorer qu'elle était partie à jamais.
Et les plaies à panser, et ignorer qu'à l'éternel elles retournaient.
Mourir à tout ignorer, ton impuissance et ta faiblesse à t'asphyxier.
Monde qui tout décidait, et pour toi unique rôle, immobilisme à perpétuer.
Première, là où on t'a déposé, puis ce qu'on a pu t'apprivoiser.
Deuxième, images que l'on t'a données, avec quoi de la vie tu en feras ton idée.
Troisième, tout ce que l'on ignorait, les affaires des aléas et de la destinée.

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14 avril 2013

Confusion.

Ô fidéle amie des assassins, n'es-tu donc pas encore lassée de tapir au fond de nous depuis notre arrivée. Et grandir, au fur et à mesure, jusqu'à ce qu'on ait à te porter comme un poids accablant creusant inlassablement jusqu'à devoir passer à un autre.
Et ces autres, déjà habitués. Nous truffant quand même de belles idées ? 
A quoi bon si tout ce système n'est point propice au bien.
Nous disant que nous serions gagnants...

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13 avril 2013

Cette goute dont la transparence inspirait une douce pureté, la conicité encourageait des lignes droites après de nombreuses déviations qui ont menées à ça.
On l’appelait souvent faiblesse, lâcheté, et rarement nous la laissions vivre
et mourir à sa façon. Nous abrégions son existence si courte qu’elle soit, et nous faisons comme si elle n’avait jamais existée.
Alors que nous l’avions engendrée avec quelques émotions, comme nous l’avons été nous-même une fois. Avec de l’amour, des regrets, de la volonté, de l’insouciance, de la peur…
Et une fois-là, aussitôt nous subissons le même sort, nous mourrons bien que l’infini nous attendait, nous mourrons par nous-même bien que nous restons là.

 

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11 avril 2013

Salut.
Vierge feuille, toi qui m'a bien attendue pendant déjà très longtemps. Temps, toi chose cruelle qui me fait cet effet là. Salut à toi nuit accablée, soûlée que la plupart des cris se produisent en ta présence. Je suis revenue pour scruter à nouveau tes merveilles, ta beauté dont je suis incroyablement folle.
Vous, qui faîtes déjà partie de moi je ne vous parle pas. J'en ai marre de vous parler. De ne faire que cela, continuellement, je passe à autre chose.
Toi mon amie,que j'ai cité en premier, je m'excuse tout d'abord de te faire subir des changements, je dois ça à tout ce que je touche, on m'avait dit une fois que l'homme détruisait tout. Aujourd'hui, j'y contribue et ne m'étonne plus.
Je sais maintenant, tu t'attends à ce que je te dise enfin ce qui ne va pas cette fois. Car tu le sais maintenant, que je ne viens à toi qu'à des moments pareils. Que lorsque je n'en peux plus de.. tout. Que lorsque la solitude m'envahit, la tristesse me pousse à me confier pour que le bien-être émerge, au moins une fois. 
Mais je n'ai que toi.
Je crois que tu t'y es habituée. Parler pour ne rien dire. Mais je pense que tu vois tout.


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03 avril 2013

....

Nous étions assises, la solitude et moi, la seule qui ne m'avait jamais encore quittée. Toutes les deux, "seules".
Au fil des temps, Une force inconnue me poussait à vouloir me passer d'elle également. Suscitant ainsi un sentiment de haine étrangement attiré par ma propre personne, jusqu'à ce que je sache que c'était la solitude elle-même la seule responsable. Apparemment c'était à l'encontre de l'esprit s'y lier d'amitié.
Tristesse et mélancolie ne tardèrent pas à se joindre, deux inséparables meilleures amies, toutes maigres et si faibles s'assirent avec nous et restèrent très longtemps n'ayant pas conscience du temps qui passait.
Le silence, étant là depuis bien longtemps, portant l'habitude d'une houle dés la moindre présence s'étonna du calme de la pièce.
Le temps passa, et l'obscurité vint avec ses nombreux copains, les ombres déambulatoires, les silhouettes effrayantes, et tout ce qu'on ne voyait pas.
Mon âme jubilait en la présence de ses alliées, caractérisait cette réunion coite comme étant une parfaite harmonie, pendant que le monde était suspendu à l'extérieur, elle s'y délectait.
Jusqu'à ce que quelqu'un tappa sur la table fort, si fort que je voyais tout disparaître, un à un , poussivement, comme si l'on avait soufflé sur une poussière et qui maintenant s'envolait vers le ciel.

C'était le temps, tellement pressé, déambulait dans tous les coins, parlait précipitamment, criait, tappait encore plus fort sur la table, me secouait, me giflait brutalement, mais je ne retenais rien que de mots, des mots épuisants... Réalité, réalité, réalité, lendemain, avenir, TEMPS, TEMPS. 

Une seule phrase, qui ne put m'échapper.. Reprends-toi, s'il te plait.

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misère..

Il n'y a pas pire que de se torturer pendant un long moment à chercher une chose qui quant à elle... déjà morte depuis bien longtemps. 
Je le sais maintenant, je sais que je l'ai perdue, et que jamais je ne la retrouverai. 
Ma volonté, mon ambition, mon ardeur, mon envie,écrasées par la procrastination récurrente, les idées noires ruminantes, les musiques déprimantes, les horreurs quotidiennes, les mots fallacieux, les gestes vains, les cris silencieux, l'énorme fossé entre l'intérieur et l'extérieur...
J'ai perdu tout ce que j'avais, ce qui engendrait de la fierté, le petit sourire anodin qui se traçait sur mon visage et qui s'en allait aussitôt, mon goût de vivre, mon esprit si i²nnocent et crédule déjà enterré depuis bien longtemps.
Que reste-t-il, un corps mort , une âme perdue, si confuse du sort qu'on lui avait attribué.. Elle était si belle, si pure, mais à force d'être entravée dans cette chair si faible et lâche, ô comme je la maudis.
Je sens qu'elle pleure, qu'elle crie misère , chaque jour, chaque heure, chaque seconde, elle crie... et je suis la seule à l'entendre, et je souffre avec elle.
faites que ça s'arrête... je n'en peux plus....................................................... 

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